Maxime Moal

Maxime Moal
Maraîcher
Roscoff (29)

Maxime Moal, l’engagement légumier au cœur de la ceinture dorée

Dans ce premier épisode de notre série consacrée au quotidien des agriculteurs bretons, nous nous rendons à Roscoff, dans le Finistère, pour rencontrer Maxime Moal. Installé depuis 2015 au sein d’une structure familiale, ce jeune producteur de 31 ans gère une exploitation de 75 hectares spécialisée dans les légumes de plein champ.

Maxime nous explique la complexité de son organisation, qui repose sur une main-d’œuvre importante, notamment des saisonniers indispensables lors des pics de récolte de choux-fleurs et de salades. Le reportage met en lumière la diversité de sa production (pommes de terre, échalotes, oignons) et la spécificité de la double culture, permettant de valoriser les terres tout au long de l’année. Enfin, il souligne l’importance du modèle coopératif avec la SICA de Saint-Pol-de-Léon, garantissant que 100 % de sa production est commercialisée sous la marque de référence Prince de Bretagne.


💡 Le petit lexique d’Agribretagne :

  • Légumes plein champ : Ce sont des légumes cultivés directement dans la terre, à l’air libre, contrairement aux cultures sous serre. Ils dépendent donc directement du climat breton !
  • SICA (Société d’Intérêts Collectifs Agricoles) : C’est une forme de coopérative où les agriculteurs s’unissent pour mutualiser leurs outils de vente, de stockage et de logistique.
  • Double culture : C’est le fait d’enchaîner deux cultures différentes sur une même parcelle au cours de la même année (par exemple, une récolte de salade suivie d’une plantation de chou).

Crédit images d’illustrations : YT : @lionel29moal

La culture de la salade à Roscoff : entre mécanisation et précision manuelle

La culture de la salade à Roscoff : entre mécanisation et précision manuelle

Résumé : Dans ce deuxième volet de notre reportage chez Maxime Moal, nous plongeons au cœur de la production de salades. Le maraîcher nous dévoile une logistique impressionnante : de mars à août, un hectare est planté chaque semaine pour assurer une récolte constante dès le début du mois de mai.

Le reportage détaille les techniques culturales spécifiques utilisées à Roscoff :

  • La culture sur buttes : Une technique de préparation du sol qui consiste à surélever la zone de plantation pour favoriser le drainage et protéger les plants des excès d’eau.
  • Le paillage protecteur : L’utilisation de bâches temporaires pour protéger les jeunes plants du vent et des insectes ravageurs.
  • Le binage : Une étape cruciale de désherbage mécanique et manuel pour maintenir les parcelles propres.

Enfin, l’accent est mis sur le contraste entre la plantation mécanisée et la récolte, qui reste un geste purement artisanal. Chaque salade est coupée, vérifiée et emballée à la main directement sur la parcelle, garantissant une fraîcheur optimale avant son expédition par la marque Prince de Bretagne.


💡 Le petit lexique d’Agribretagne :

  • Butte : C’est une petite colline de terre surélevée où l’on plante les légumes. Cela permet à l’eau de s’écouler sur les côtés pour que les racines ne « noient » pas.
  • Binage : Action de casser la croûte superficielle du sol et d’arracher les mauvaises herbes autour des plants. « Un binage vaut deux arrosages ! »
  • Pain de sucre : Contrairement à ce que son nom indique, c’est une variété de salade (une chicorée) de forme allongée, très résistante au froid de l’automne.
  • Drainer : C’est l’action de favoriser l’évacuation de l’eau en excès dans le sol pour éviter que les plantes ne pourrissent.


Crédit images d’illustrations : YT : @lionel29moal

 L’Oignon Rosé de Roscoff AOP : De la terre à l’histoire des Johnnies

Dans ce troisième épisode, Maxime nous emmène sur ses parcelles d’oignons à Roscoff. Véritable emblème de la région, l’oignon rosé bénéficie d’une AOP (Appellation d’Origine Protégée), témoignant d’un lien unique entre un terroir, une variété spécifique et un savoir-faire humain.

Maxime détaille les deux méthodes de culture employées sur l’exploitation :

  • La plantation en mottes : Réalisée en mars avec 4 à 6 graines par motte, pour une récolte début août.
  • La technique du « bulbi » : Elle consiste à replanter de petits oignons (bulbilles) ayant déjà entamé leur croissance l’année précédente. Cette méthode permet de gagner en précocité et de démarrer la récolte dès le 20 juillet.

Le reportage souligne également l’aspect patrimonial de cette culture. Une partie de la production est retravaillée directement à la ferme pour être valorisée. Enfin, Maxime rappelle l’épopée des Johnnies, ces agriculteurs léonards qui, dès le XIXe siècle, traversaient la Manche pour vendre leurs tresses d’oignons rosés au porte-à-porte en Angleterre, forgeant ainsi la renommée internationale de ce légume au goût si particulier.


💡 Le petit lexique d’Agribretagne :

  • Motte : Un petit cube de terreau compressé contenant quelques graines. On plante la motte entière pour protéger les racines au démarrage.
  • Bulbi (ou Bulbille) : C’est un oignon miniature récolté avant maturité. En le replantant l’année suivante, il redémarre sa croissance beaucoup plus vite qu’une graine.
  • AOP (Appellation d’Origine Protégée) : C’est un label européen qui garantit que le produit a été fabriqué selon un savoir-faire reconnu, dans une zone géographique précise (ici, la région de Roscoff).
  • Johnnies : Nom donné par les Anglais aux marchands d’oignons bretons (souvent appelés « Petit Jean »). Ils sont célèbres pour leurs vélos chargés de tresses d’oignons.